Allez, c’est bien parce qu’il vient presque de sortir que je vous offre cet article ciné, contrairement à ce que je vous avait dit dans ma dernière critique! C’est donc de “Drive“, le dernier film de Nicolas Winding Refn, que je vais vous parler. Et attention, c’est mouvementé!
Si le nom du réalisateur (Nicolas Winding Refn) ne vous dit rien, ne vous en faites pas c’est tout à fait normal. Peut-être que ces titres vous rappelleront quelque chose : “Inside Job”, “Valhalla Rising” ? Toujours pas?! Bref! C’est pas grave, car de toute évidence, son bébé “Drive” est véritablement la perle qui fera parler de lui grâce à l’étonnante maîtrise de la réalisation. “Drive” est de ces films qui vous rappellent le cinéma des années 80, et ce n’est pas pour rien car le scénario se déroule dans un décor similaire. Etant, comme vous le savez, un féru de jeux vidéo, le film m’a tout de suite évoqué GTA Vice City, dans le scénario comme dans l’image (cf. typo du poster ci dessous).
Mais passons. Ryan Gosling, dont j’avais parlé dans mon article sur “The Ides of March” interprète ici tout autre rôle, avec plus de charisme et surtout plus de tension! En effet si la réalisation se veut conductrice à travers l’ensemble du film, c’est principalement Gosling qui emporte la médaille du plus grand envoûteur. Si vous ressentez cette terrible tension, cette irritante latence, cette concentration prenante dans laquelle vous serez plongé durant les 3/4 du film, c’est grâce au héros (ou anti-héros). À la manière d’Inception, ce n’est qu’à la fin du film qu’on vous rejettera, comme une vulgaire chaussette, à la réalité.
Mais on ne pourra pas parler de “Drive”, sans parler de Carey Mulligan (vu dernièrement dans Wall Street 2) et surtout Bryan Cranston (Breaking Bad) ou encore Albert Brooks! Préparez-vous à vous souvenir de Drive car il restera très certainement dans les anales des meilleurs films du genre.
L’ambiance, toujours silencieuse mais jamais calme, est envoûtante au point que vous tous, dans votre petit salon bien confortable, aurez la respiration tendue et serez incapable prononcer un mot, de peur de perturber le précaire équilibre qu’évoque un château de carte.
Cependant, si vous êtes de ce genre à vous attendre à une fin claire et limpide, vous serez probablement perplexe et un peu perdu à la vue de ce long-métrage. Mais il reste certain que vous n’en sortirez pas indifférent.
Une oeuvre à voir, même à déguster!
(c’est le matin, soyez indulgents :) )

