Un retour des articles Ciné grâce à cette libération tant aimée des étudiants qu’est la fin des examens! Bref, pour ce premier film “Incendies”, ce n’est guère dans les rires que nous commencerons les vacances. Par contre, c’est avec beaucoup d’intensité que ce film canado-français percute sensiblement nos états d’âme. Un film dur et saisissant, à voir et sans hésitations.
Un scénario bien ficelé et bien construit est à la base de la réussite du film, mais rien n’aurait été si fort sans l’excellente prestation de l’actrice belge Lubna Azabal. Elle nous emporte littéralement au coeur de sa tragique histoire, où la guerre explose en Palestine. Au milieu de ce désastre politique, elle tentera toute sa vie de ramener la paix. Cette même paix qui fera d’ailleurs toute sa torture. Sujet intéressant, car nous n’avons en fait aucune expérience de la paix. On en parle que quand cela nous manque. Avec en “Incendies”, on est en plein dedans.

On appréciera d’ailleurs Mélissa Désormeaux-Poulin (Jeanne), à la recherche d’une vérité égarée qui rappellera bien des souffrances. Inéluctable jeu d’acteur, j’ai tout de même eu un peu de mal au tout début avec l’accent québécois, mais heureusement on s’y habitue vite et bien!
Une musique exceptionnelle, une caméra exemplaire, Denis Villeneuve (réalisateur) fait chavirer nos coeurs. Dommage pourtant que le film puisse manquer de rythme par moment, mais dans l’ensemble, c’est une merveille très prenante. “Un très beau film” comme on le dit couramment, mais aussi une intense réflexion sur la puissance des sentiments, des promesses et de la destruction.
Ne vous inquiétez pas trop, demain vous aurez un article sur Tron, vous pouvez déjà baver…
“On n’a aucune expérience de la paix, on en parle que quand ça nous manque”…
Myd’.
une *groupie de Van Mal
(le correcteur orthographique à pris de drôles de libertés)
:p
ho oui la musique !! <3
Si mon oreille est bonne on la doit à Tom York (au si non à quelqu'un de fort inspiré par Radiohead ^^)
Et au risque de passer pour une grouille de Van Mal, ce qui m'a beaucoup plut dans ce film c'est sa double dimension.. je m'explique : tout d'abord le son avec comme on l'a dit une musique sublime mais aussi des dialogues et beaucoup de silences. Quand les personnages parles, c'est toujours important et intense, rien n'est laissé au hasard. Du coup, en balayant tout dialogue inutile, il reste beaucoup de silences, des silences qui sont lourds de sens et font transparaitre toute la souffrance qui s'échappe de cette histoire.
Et puis, Incendies est aussi et surtout un film visuel. Les transitions d'une scène à l'autre, du passé au présent sont terriblement bien faites grâce à des raccords visuels. Et surtout grâce à la ressemblance mère/fille assez bien rendue. Et enfin (pour terminer mon blabla) Les grosses lettres rouges qui nous informent que l'on passe d'une séquence à une autre… Soit par le nom d'une personne, soit par le nom d'un lieu. J'ai trouvé ça "bizarre" au début, voir inesthétique. Mais on s'y fait et finalement, l'histoire ne rejette pas ce genre de transitions.
enfin bref, tout ça pour dire que j'ai adoré :D
ps: j'espère que Tron était bien parce que j'ai bien envie de le voir !!